Titre: « Embrasser le message de la Parashat Bo: Lumières dans les Ténèbres »
Dans les paroles de l’ancienne sagesse, nous trouvons toutes les nuances de la vie humaine et toutes les nuances de la riche vie spirituelle juive. Et aucune section de la Torah n’illustre mieux cette richesse que la Parashat Bo (Exode 10:1–13:16). De l’intérieur des mots hébreux antiques, nous découvrons des vérités éternelles qui suscitent la réflexion et l’inspiration pour notre vie actuelle.
La Parashat Bo débute avec la mission confiée à Moïse de se rendre chez le Pharaon, symbolisant le courage dans la confrontation avec l’autorité. Βא־אֶל־פַּרְעֹה, nous dit l’Eternel, « entre chez Pharaon » (Exode 10:1). Pourquoi? » Pour que tu puisses accomplir mes miracles », est la réponse divine. Le pouvoir des miracles de Dieu est révélé alors que les trois dernières plaies de l Égypte – la Locuste, les Ténèbres, et la Mort du Premier-né – se déchaînent.
Ces événements culminent dans la Pâque juive, Pessah, le Chemot 12:21-51, une célébration éternelle de la liberté et de la délivrance. À la fin de la Parashat, les principes d’usage du Téfiline (Deuteronome 6: 8) sont établis, réaffirmant l’importance de la mémoire et de la constance dans la pratique religieuse.
Cependant, Bo n’est pas simplement un récit de miracles et de transformation. C’est une parabole profonde de lumière et de ténèbres et une métaphore de notre voyage collectif en tant que peuple.
Considérez cette parabole tirée du Talmud, Baba Metzia 83b :
Deux hommes étaient dans l’obscurité, l’un avec une torche et l’autre sans. L’homme sans torche a demandé à son compagnon : « Puis-je partager ta lumière? » L’homme avec la torche a consenti et bientôt, les deux hommes pouvaient voir. Dans l’obscurité de l’agonie égyptienne, les Juifs ont trouvé une lumière : la connaissance de Dieu et la promesse de la délivrance. Ils ont partagé cette lumière avec leur prochain et ensemble, ils ont trouvé leur chemin hors de l’obscurité.
De cette façon, Parashat Bo nous rappelle de donner de la lumière même dans nos moments les plus sombres. Il souligne la puissance de l’unité et de la communauté partageant une même lumière, même face à des défis insurmontables.
Dans le monde moderne, nous pouvons souvent nous sentir submergés par des problèmes globaux tels que la pauvreté, le changement climatique, l’inégalité et les conflits. Parashat Bo nous rappelle que nous ne sommes pas impuissants dans de telles situations. Comme les Israélites esclaves en Égypte, nous avons la capacité d’agir, de changer le monde et de créer un avenir meilleur.
Cela commence par le courage de ‘entrer’, de confronter les défis que nous rencontrons et de nous engager activement à être une force de bien dans le monde. Cela se poursuit en célébrant nos victoires et en se souvenant des luttes passées qui nous ont façonnés, comme lors de la fête de Pâque. Et cela se perpétue en établissant une constance dans nos actions et nos valeurs positives, tout comme les Téfilines nous rappellent quotidiennement l’importance de notre spiritualité.
Rav Kook, le premier Grand Rabbin ashkénaze de le Terre d’Israël sous mandat britannique, disait: «Je ne parle pas parce que j’ai la force de parler, mais parce que je n’ai pas la force de rester silencieux» (Arpilei Tohar p. 27). Ne restons pas silencieux lorsqu’il est temps d’agir. Faisons briller notre lumière dans l’obscurité. Et tout comme lors de la première Pâque, utilisons nos voix et nos actions pour créer un monde de liberté et de justice.
Que nous puissions tous continuer à nous élever en tant que fidèles gardiens des enseignements de la Parashat Bo, que nous voyons révélés dans nos vies chaque jour. Comme le dit le psalmiste : « Ta parole est une lampe à mes pieds, une lumière sur mon chemin. » (Psaumes 119:105). Puissions-nous tous être inspirés pour suivre cette lumière et pour devenir nous-mêmes une lumière dans le monde.
